Canada, Nunavut
Pays/Région: Canada, Nunavut
Nom du membre: Sandra Inutiq, Commissaire aux langues du Nunavut
Nom du bureau: Bureau du Commissaire aux langues du Nunavut

Selon Madame Inutiq, son travail antérieur au sein de divers conseils et comités œuvrant dans les domaines de la justice sociale, des jeunes et de la défense des intérêts des Inuit s’avère très utile dans son rôle actuel. Sa passion est motivée par ses observations personnelles au sujet des inégalités linguistiques existant au Nunavut.

Madame Inutiq a étudié l’histoire des Inuit et des processus de revendications territoriales dans le cadre du Programme Nunavut Sivuniksavut à Ottawa. Elle a obtenu son diplôme en droit en 2005, et a été la première femme inuit admise au Barreau du Nunavut en 2006 après avoir complété son stage.

Lors de son retour au Nunavut, elle a travaillé pour le nouveau gouvernement du Nunavut pendant un peu plus de deux ans à titre d’analyste des politiques avant de reprendre ses études. Elle a par la suite occupé un poste de conseillère juridique pendant deux ans avant de devenir directrice des politiques au Bureau du commissaire aux langues du Nunavut. Elle a été nommée commissaire aux langues du Nunavut en janvier 2013.

Sandra Inutiq, Commissaire aux langues du Nunavut

Le mandat du Bureau du commissaire aux langues du Nunavut est énoncé dans les deux lois linguistiques du Nunavut, soit la Loi sur les langues officielles (LL0) et la Loi sur la protection de la langue inuit (LPLI).

Le commissaire aux langues examine toute violation possible de la législation linguistique de la part des institutions territoriales et des municipalités. Le Bureau peut effectuer des enquêtes, tirer des conclusions et rédiger des rapports, procéder à des médiations, et proposer de manière informelle des solutions afin de remédier à des violations des droits linguistiques. Les pouvoirs du commissaire aux langues lui permettent d’entreprendre des enquêtes de sa propre initiative; de contraindre toute personne à divulguer des renseignements qui sont liés aux préoccupations sous enquête; d’assigner toute personne et la contraindre à comparaître ou à déposer sous forme d’affidavit; d’aider sur demande l’Inuit Uqausinginnik Taiguusiliuqtiit (l’Office de la langue inuit); d’entreprendre au besoin des recours juridiques concernant toute violation présumée des droits linguistiques.

Loi sur les langues officielles (LLO)

Le Nunavut a adopté la LLO des Territoires du Nord-Ouest au moment de la création du territoire en 1999. L’Assemblée législative a adopté une LLO propre au Nunavut en 2008. Cette loi est entrée en vigueur le 1er avril 2013. La LLO stipule les exigences linguistiques devant être respectées par l’Assemblée législative du Nunavut, les ministères et organismes du gouvernement du Nunavut (GN), les tribunaux et les municipalités du Nunavut en matière de services et de communications en langue inuit, en anglais et en français.

La Loi crée une fonction de ministre responsable des Langues chargé de coordonner et de guider la mise en œuvre des exigences et des obligations linguistiques de la part des institutions territoriales et des municipalités.

Loi sur la protection de la langue inuit (LPLI)

The Inuit Language Protection Act (ILPA) aims to protect and revitalize the Inuit language that assented in 2008. The Act mandates the GN to take specific measures to safeguard the Inuit language. The ILPA creates a language authority that is responsible to standardising terminology and orthography in the Inuit language. It also creates a language fund that will create funding for programs for vulnerable language groups.

Situation linguistique

Selon les données du recensement du Canada de 2011 et du Bureau de la statistique du Nunavut, la moyenne d’âge au Nunavut est plus jeune que la moyenne nationale. Sur les 31 770 résidents du Nunavut, 21 225 personnes possèdent la langue inuit comme langue maternelle, et 16 490 individus déclarent parler la langue inuit à la maison. Huit pour cent des locuteurs de la langue inuit sont unilingues.

Dans le cas du français, 1205 personnes déclarent parler le français et l’anglais, le français étant la langue maternelle de 435 personnes. Le français est parlé à la maison par 250 personnes, et 35 d’entre elles sont unilingues.

L’usage de l’anglais s’accroît au détriment du français et de la langue inuit. Les aînés du Nunavut sont majoritairement unilingues. De nombreux Inuit et Francophones bilingues indiquent qu’ils préféreraient recevoir les services et les communications dans leur langue maternelle.

Site Web : www.langcom.nu.ca
Coordonnées : www.langcom.nu.ca/contact-us
Loi sur la protection de la langue inuit : www.langcom.nu.ca/node/40
Loi sur les langues officielles : www.langcom.nu.ca/resources/acts/official-languages-act